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Taux d'intérêt : la balle dans le pied des dirigeants européens - Blog Florian Forest / Foxoo
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Taux d'intérêt : la balle dans le pied des dirigeants européens / Blog Florian Forest


En voulant annuler une partie de la dette de la Grèce (100 milliards sur 350 milliards de dette) et en faisant payer l'addition par les banques privées, les dirigeants européens se sont tirés une balle dans le pied en cette fin d'été 2011.

Chose incroyable que d'exiger d'un prêteur qu'il renonce ainsi à 50% de sa créance. En général, le prêteur ne s'y laisse pas prendre deux fois. Et c'est bien ce qui est en train de se passer avec la remontée spectaculaire des taux d'intérêt des emprunts d'Etat. Pour tous les pays, Allemagne comprise.


(source Le Figaro Economie, 27 nov 2011)

Bilan : Les institutions financières privées ne veulent plus financer de la dette souveraine, tout simplement parce qu'elles n'ont plus confiance dans ces états à tenir leurs engagements.

Plutôt que de faire payer aux créanciers privés les comportements de cigales qu'ont eus tous les gouvernements européens ces dernières années, il aurait été plus judicieux pour nos dirigeants d'affirmer haut et fort que la signature d'un Etat (surtout européen) est quelque chose de sacré, qu'une dette est une dette et qu'elle doit se rembourser jusqu'au dernier centime.

Sur le plan de la confiance, demander à un créancier de gagner moins d'argent n'aboutit pas au même résultat que de lui demander d'en perdre.

La solution eut été de renégocier auprès des créanciers les taux d'intérêt de la dette grecque en apportant dans la corbeille contractuelle une garantie européenne qui n'existait pas auparavant. Les prêteurs auraient gagné moins d'argent, avec un taux d'intérêt renégocié à la baisse car basé sur un contrat plus sûr. Par suite, ces prêteurs privés n'auraient pas perdu d'argent et ils seraient aujourd'hui disposés à continuer "sereinement" à prêter à des états qui savent mutualiser le risque.

Un seul et même taux d'intérêt pour tous les états de la zone euro serait à terme dans la logique des choses. Cela passe par un tiers de confiance européen, organisme unique (Service des finances de la zone Euro) qui, seul, ferait appel au marché financier pour répondre aux besoins budgétaires exprimés au fil de l'eau par des états satisfaisant à des critères de bonne gestion.

Certains médias français (comme ici Le Figaro) devraient cesser de titrer que les pays subissent les attaques des marchés financiers. Vais-je dire de mon banquier qu'il m'attaque, au motif qu'il ne me fait pas confiance et qu'il ne veut pas me prêter d'argent ?

Les institutions financières privées n'attaquent pas les états, elles s'en méfient, et ce puissance dix depuis cette stupide idée d'annulation de la dette grecque.

Florian Forest
@florianfor



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